Nouveau trésor de La Crypte


La Crypte Tonique, galerie et magasin de B.D. de la galerie Bortier, sort un nouveau numéro de son magazine, une nouvelle plongée dans l’histoire complexe et féconde du neuvième art. Cette fois, ce sont les formats et les types de supports qui sont passés à la loupe.

MAGAZINE | La Crypte Tonique #12: Les Patrons de la Bande Dessinée ●●●●
La Crypte Tonique €25, galerie Bortier 16, Bruxelles, www.lacryptetonique.com
Ceux qui l’ont déjà rencontré savent que derrière les petites lunettes et le sourire de Philippe Capart se cache l’un des penseurs-entrepreneurs (et dans un certain sens aussi gérants de patrimoine) les plus originaux et aventureux de la scène B.D. bruxelloise, et belge par extension. Son trésor de « vieux papiers » reste pour cet auteur de B.D. (de formation) et animateur de films une source constante de réflexion et de dynamique. Dont acte : une douzième édition du magazine La Crypte Tonique vient de sortir, avec comme thème aussi surprenant qu’inhabituel les formats/patrons de la bande dessinée. La couverture carrée (31 x 31 cm) ressemble à une vieille carte marine, mais il s’agit en fait du jeu de lignes complexes d’un patron de couture. Dans l’édito, Capart détaille l’ambition de la publication : « Ce numéro de La Crypte Tonique se penche sur nos standards de consommation de la bande dessinée qui, pour rappel, ne sont ni universels, ni éternels. Coincés sur l’autoroute à trois et quatre bandes, il est temps de sauter la barrière de sécurité ». Il termine avec la promesse que le contenu du magazine sera tout sauf rassurant. « Vous qui pénétrez ici, laissez derrière vous les formes et les pensées anciennes et laissez-vous surprendre ! »
L’histoire avec laquelle Capart ouvre son numéro est éclairante : celle de l’évolution de l’utilisation du parchemin au papier (de différents formats et types) et à l’impression, des supports (journaux, magazines, pamphlets, jusqu’aux emballages et aux cartes à jouer), de la typographie et de la manière dont la relation entre le texte et l’image a changé parallèlement aux évolutions technologiques et sociétales. Pour aboutir à ce qui s’est progressivement imposé comme l’alpha et l’oméga qualitatif du monde la bande dessinée : le format fixe de l’album à 48 pages, sur du papier de qualité et en quadrichromie. Capart convoque ensuite tout un monde de variations énormes - d’une petite B.D. sur un emballage de chewin-gums (6,96 x 7,26 cm) à une nappe difficilement maniable du richement illustré The Constallation (91 x 121 cm). Entre les deux, les formats les plus divers sont passés en revue. Avec l’aide d’une série d’interviews et de contributions (notamment de Jean-Christophe Menu, du célèbre collectif français L’Association, mais aussi d’éditeurs oubliés par l’histoire comme André Guerber) et avec un grand nombre d’illustrations grandeur nature, il montre au lecteur la diversité et les expérimentations formelles du passé et le potentiel narratif et graphique pour les auteurs de B.D. contemporains. Ce n’est pas par hasard s’il termine avec Building Stories de Chris Ware, « un jeu entre l’auteur, le lecteur et le livre ».
La Crypte Tonique €25, galerie Bortier 16, Bruxelles, www.lacryptetonique.com
Ceux qui l’ont déjà rencontré savent que derrière les petites lunettes et le sourire de Philippe Capart se cache l’un des penseurs-entrepreneurs (et dans un certain sens aussi gérants de patrimoine) les plus originaux et aventureux de la scène B.D. bruxelloise, et belge par extension. Son trésor de « vieux papiers » reste pour cet auteur de B.D. (de formation) et animateur de films une source constante de réflexion et de dynamique. Dont acte : une douzième édition du magazine La Crypte Tonique vient de sortir, avec comme thème aussi surprenant qu’inhabituel les formats/patrons de la bande dessinée. La couverture carrée (31 x 31 cm) ressemble à une vieille carte marine, mais il s’agit en fait du jeu de lignes complexes d’un patron de couture. Dans l’édito, Capart détaille l’ambition de la publication : « Ce numéro de La Crypte Tonique se penche sur nos standards de consommation de la bande dessinée qui, pour rappel, ne sont ni universels, ni éternels. Coincés sur l’autoroute à trois et quatre bandes, il est temps de sauter la barrière de sécurité ». Il termine avec la promesse que le contenu du magazine sera tout sauf rassurant. « Vous qui pénétrez ici, laissez derrière vous les formes et les pensées anciennes et laissez-vous surprendre ! »
L’histoire avec laquelle Capart ouvre son numéro est éclairante : celle de l’évolution de l’utilisation du parchemin au papier (de différents formats et types) et à l’impression, des supports (journaux, magazines, pamphlets, jusqu’aux emballages et aux cartes à jouer), de la typographie et de la manière dont la relation entre le texte et l’image a changé parallèlement aux évolutions technologiques et sociétales. Pour aboutir à ce qui s’est progressivement imposé comme l’alpha et l’oméga qualitatif du monde la bande dessinée : le format fixe de l’album à 48 pages, sur du papier de qualité et en quadrichromie. Capart convoque ensuite tout un monde de variations énormes - d’une petite B.D. sur un emballage de chewin-gums (6,96 x 7,26 cm) à une nappe difficilement maniable du richement illustré The Constallation (91 x 121 cm). Entre les deux, les formats les plus divers sont passés en revue. Avec l’aide d’une série d’interviews et de contributions (notamment de Jean-Christophe Menu, du célèbre collectif français L’Association, mais aussi d’éditeurs oubliés par l’histoire comme André Guerber) et avec un grand nombre d’illustrations grandeur nature, il montre au lecteur la diversité et les expérimentations formelles du passé et le potentiel narratif et graphique pour les auteurs de B.D. contemporains. Ce n’est pas par hasard s’il termine avec Building Stories de Chris Ware, « un jeu entre l’auteur, le lecteur et le livre ».
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